La princesse de Clèves était-elle faible ?
Rencontre Adultère

La princesse de Clèves était-elle faible ?

La chasteté, l’innocence et la fidélité de Mme Clèves dans le roman La princesse de Clèves fascinent de nombreux lecteurs car ils estiment qu’elle est un véritable modèle pour les couples mariés de tous les temps, car elle montre que les sentiments peuvent se retenir afin de maintenir le pur lit conjugal de l’adultère. Cependant, d’autres pensent qu’elle était simplement une lâche pour avoir révélé ses sentiments à son mari. Mme Cleves était-elle vraiment faible ?

Dans la relation entre Mme De Clèves et le duc de Nemours ; Bien que les deux s’aimaient, cet amour ne s’est pas matérialisé. Bien que certaines des caractéristiques de « l’amour courtois » se retrouvent dans votre relation ; ce qu’ils partageaient était « un amour précieux » ; « Par exemple, la dame a fait souffrir l’homme en ne réalisant pas l’amour et l’homme avait une force ennoblissante. On ne peut pas qualifier leur relation d' »amour courtois » considérant que l’amour n’était pas sa valeur suprême, et que l’amour, qui semble être  » courtisan » se mêle à la rationalité, c’est pourquoi nous l’appelons « amour précieux », ce qui décrit mieux ce qui existait entre eux.

La rationalisation de Mme De Cleves est que sa mère lui a appris à aimer son mari et à lui rester fidèle. Sa conviction qu’être amoureux d’un autre homme était infidèle l’a convaincue de ne pas emprunter une voie contraire aux valeurs qu’ils lui ont inculquées ou contre son éducation. L’honnêteté, la sincérité et le respect ont joué un rôle important dans sa prise de décision concernant la poursuite d’une histoire d’amour avec le duc. Il est évident que les tendres géographies de la carte de Loveland écrite par Mademoiselle de Scudery ont dû être utilisées par Mme de Clèves pour l’aider à rester à l’écart de l’amour. Elle est passée du côté peu sûr de la route de la carte où elle était  » tendre  » et a commencé à avoir de l’estime, de l’inclination et de la gratitude pour le duc à être du côté sûr, montrant des qualités telles que la sincérité et la fidélité à son mari, jusqu’à ce qu’elle est venu à « Oubli » où l’amour s’est complètement évanoui.

Il est donc exact de dire que le statut d’épouse bonne et fidèle était plus important pour la princesse de Clèves que ses sentiments pour le duc de Nemours. C’est pourquoi elle fait souvent semblant d’être malade pour éviter les salons et, par extension, le duc. Malgré la mort de son mari, Mme De Cleves, plongée dans des sentiments de culpabilité et dévouée à rester fidèle à son mari au-delà de la mort ; il choisit de prendre la route de « Oubli » en décidant de prendre sa retraite. Être à la retraite l’a aidé, elle et le duc, à cesser de nourrir l’amour. Ainsi, on note ici une autre dimension de rationalisation à travers ses actions, qui est destinée à l’aider à échapper ou à oublier totalement cet amour.

Considérant les faits; Mme de Clèves était-elle une lâche ou était-elle faible de dire à son mari ce qu’elle ressentait pour un autre homme ? Bien que certains puissent mal juger votre attitude ; Le personnage de Mme de Clèves doit être apprécié pour avoir des normes morales élevées et pour respecter des principes conformes aux valeurs bibliques qui prescrivent que le lit conjugal doit être exempt d’adultère. Cependant, il faut admettre que la « vertu » de la princesse dépassait la norme étant donné qu’aucune loi humaine ni aucun principe religieux ne suggèrent qu’une femme doit rester fidèle à son mari au-delà de sa mort. Cependant, la princesse de Clèves est loin d’être une lâche car seule une femme très courageuse avouera à son mari qu’elle a des sentiments pour un autre homme et seule une femme forte est capable de contrôler son émotion et de ne pas laisser l’amour guider son chemin.